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Newsletter 81 (16 septembre 2014)
En-tête

Newsletter CREDE - No 81 (16 septembre 2014)

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Les incontournables

Apprivoiser les écrans

Quelle relation entretenons-nous avec les écrans ? Comment établir des règles d'utilisation avec les enfants ? Que répondre aux adultes qui désirent tant stimuler les apprentissages mais qui ne savent pas trouver les repères face au "trop plein" apporté par les multimédias ?

Pour nourrir votre réflexion sur cette thématique, le CREDE propose trois documents écrits et réalisés par Serge Tisseron :

• 3-6-9-12 : Apprivoiser les écrans, Erès, 2013

• Le jeu des trois figures en classes maternelles, Yapaka, 2011 (télécharger en pdf)

• La violence, à la maternelle aussi ? DVD, Capcanal, 2009

Une affiche en offre spéciale et limitée!

Le CREDE offre à votre institution une affiche "3-6-9-12" qui fait partie de la campagne de prévention française "Apprivoiser les écrans". Cette affiche, loin de culpabiliser notre intérêt pour les écrans, formule des recommandations claires en décrivant les besoins de découverte des enfants dans leur développement, ainsi que les moyens de satisfaire leur soif d'apprendre.

L'affiche est disponible au CREDE pendant les heures d'ouverture jusqu'à fin 2014, dans la limite des stocks disponibles (1 affiche par lieu d'accueil).

CR

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Conférence

Dans le cadre de la session interdisciplinaire 2014 de l'esede, en partenariat avec la plateforme PEP-CREDE et le SAJE, une ouverture exceptionnelle est proposée aux professionnel-le-s de l'accueil de jour des enfants 

le mardi 28 octobre 2014 de 14h à 17h
à l'Aula du collège du Belvédère à Lausanne

Accompagner la recherche de sens chez l'enfant en collectivité :
la spiritualité se construit-elle uniquement en famille ?

Lytta Basset, philosophe et théologienne

Comment respecter le besoin de spiritualité des enfants et répondre à leurs questions sur le sens de la vie, de la mort, du bien, du mal, de l'univers... ? Où chercher des réponses, sans penser qu'on empiète sur le territoire des familles ?

Entrée gratuite, places limitées. 

• Inscription obligatoire sur le site du CREDE

• Télécharger le flyer de la conférence (pdf)

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Invitation à une projection publique

La collection des films Vues d’ici promeut des actions, des projets qui s’inscrivent dans le champ de l’éducation de l’enfance et se réalisent dans le canton de Vaud. Elle encourage les professionnels à filmer leurs pratiques. Tourné dans le cadre scolaire, Et si on se voyait quand même ?, ouvre un espace de réflexion pédagogique commune à différents professionnels de l’enfance, éducateurs et enseignants.

Et si on se voyait quand même ?

Jeudi 25 septembre 2014 à 18h30
à l’auditoire de l’Hôpital ophtalmique Jules -Gonin

Le film parle de rencontres entre des élèves de 9 à 11 ans d’une classe de développement de l’établissement scolaire de Prélaz et des élèves de 10 à 13 ans en situation de polyhandicap de la fondation Renée Delafontaine. Ces rencontres sont organisées par des enseignants spécialisés et une éducatrice dans le cadre d’un projet qui se veut précurseur d’une école inclusive. Si la première visite se déroule sous le signe de l’apprivoisement réciproque entre peurs et questions, nous découvrons peu à peu des enfants qui ressentent le plaisir d’un moment ou d’une activité partagée.

Réalisation du film: Valérie Gadina et Jonas Piguet. Montage : Jessica Dayan. Équipe-projet : Valérie Gadina, Gabriele de Angelis, Jonas Piguet, Thibinhminh Nguyen, Rachel Dorian de Miéville. Des élèves de la fondation Renée Delafontaine et du Collège de Prélaz à Lausanne.

Entrée libre

Dès novembre 2014, le film sera en vente au CREDE au prix de Frs 15.-

• Télécharger le flyer (pdf)

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Abonnements Max

 Les abonnements Max, c'est un système d’abonnement annuel grâce auquel les enfants reçoivent un livre par mois au cours de l’année scolaire à un prix modeste. De vrais livres à part entière se présentant sous forme d’albums, de contes et de romans.

Grâce à un partenariat établi entre le CREDE et les éditions « L’école des loisirs », les structures d’accueil peuvent souscrire un abonnement Max à prix réduit, grâce à l’envoi groupé des livres.

• Le bulletin d’inscription à l’abonnement Max se fait au CREDE, et nous nous chargeons de l’envoyer aux éditions « L’école des loisirs ».

• La facturation se fait au nom de la personne ou de l’institution qui a rempli le bulletin.

• Les albums sont envoyés au CREDE, et nous vous annonçons par email chaque fois que nous recevons un album de votre abonnement. Vous pouvez ainsi venir le chercher lors de votre visite suivante au CREDE.

• Informations et prix sur notre site

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Un album à partager

Un point c'est tout.
Tomi Ungerer : L'esprit frappeur

Aujourd’hui, ce n’est pas un album que je viens partager avec vous, mais une rencontre avec Tomi Ungerer, artiste aux multiples talents à qui l’on doit, entre autres, d’inoubliables albums pour enfants (Les trois brigands et Le géant de Zéralda parmi plus de 70 titres). Il a reçu le prix Hans-Christian Andersen pour l'ensemble de son oeuvre en 1998.

Je vous invite à découvrir un livre  et un film qui retrace son parcours. Un livre d’entretiens avec Stephen Muller publié en 2011 à l’occasion du 80e anniversaire de Tomi Ungerer et dans lequel on plonge comme dans un roman. Une histoire de vie foisonnante qui débute en Alsace : Tomi Ungerer a huit ans pendant la guerre. Plus tard, il part bourlinguer dans divers villes d’Europe puis débarque à New York, et c’est en 1957 qu’il publie son premier album pour enfant. La suite, je vous laisse la découvrir dans le film réalisé par Brad Bernstein qui, lui aussi,  nous permet de découvrir toutes les facettes de ce créateur passionné, provocateur et militant. La qualité de la réalisation, la mise en scène nous emporte dans son univers et nous fait découvrir des documents exceptionnels, peintures, dessins et témoignages, comme celui de Maurice Sendak (auteur de Max et les Maximonstres).

En voici deux extraits, un de son ami Sendak et un de lui-même, qui illustrent bien l’engagement de l’artiste dans la création et la conception de ses albums : 

Maurice Sendak : "Dans les années 1960, il y avait des tabous dans la littérature enfantine ; le ressenti de l’enfant, ses pensées, on n’en trouvait aucune trace réelle. Il fallait qu’ils rêvent de lapins, de laitues, de ciel bleu, des conneries comme ça ! Il y avait un complot contre les enfants qui existe toujours. On présume que les enfants sont innocents, creux et bêtes. Pourquoi ? ( …)

Crictor a été le premier d’une ménagerie inattendue. Tomi a choisi certainement les animaux les moins câlins pour créer des livres d’images : une chauve-souris, une pieuvre, un kangourou, un boa ; il a voulu qu’on les aime. Tous ses livres présentent des animaux qu’habituellement on déteste ou on fuit. Pourtant chacun a quelque chose de spécial."

Tomi Ungerer : "Il est important de montrer aux enfants qu’on peut toujours gagner en utilisant ses atouts.

Les livres pour enfants doivent donner à l’enfant le goût de la vie même si ce goût est amer. Dans tous mes livres pour enfants, la peur est présente. Je cherche à provoquer de la crainte chez les enfants. Pourquoi ? C’est important, il faut apprendre à dépasser ses peurs.

Comme dans mon livre Les  trois brigands, ce qui me fascine, c’est ce « no man’s land » entre le bien et le mal. Un « no man’s land n’est pas un lieu pour s’entretuer, mais un lieu de rencontres. Selon moi, le bien a beaucoup à apprendre du mal. Et le mal a beaucoup à apprendre du bien. Pourquoi ne peuvent-ils pas s’amuser entre eux ? C’est ça la vie !"

Ces deux documents captivants nous donnent envie de découvrir ou de relire les albums de Tomi Ungerer et, bien évidemment, de les proposer aux enfants autour de nous. Alors pour vous faciliter la tâche, notre petit coin « Expo » lui fait une place d’honneur avec plusieurs albums nouveaux venus.

Pour conclure cette rubrique, la parole à Tomi Ungerer interviewé dans le film :

« Les livres pour enfants doivent donner le goût de la vie. »  

GB

• Ungerer, Tomi (2011), Un point c'est tout, Bayard

• Bernstein, Brad (2013), Tomi Ungerer : L'esprit frappeur [DVD], Corner of the Cave, Le Pacte (98 mn)

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Zoom sur le parascolaire

L'enfant connecté

Accompagner un enfant, l’éduquer ou le soigner nécessite de tenir compte de son environnement imaginaire et symbolique et de sa manière de s’inscrire dans la culture dans laquelle il est immergé. Or, la  matière  numérique[1] constitue un nouveau médium dont l’impact  aura une portée aussi conséquente que l’invention de l’écriture.  Accueillir le nouveau et l’inattendu de notre culture contemporaine est de notre responsabilité si nous voulons guider les enfants dans le mouvement engagé sans les abandonner aux risques d’assumer seuls ces mutations non expérimentées ni travaillées par le temps. Chaque génération transmet et impose, souvent à son insu, ses évolutions sociétales à la génération suivante. Chaque sujet social est engagé dans le devenir de sa culture, même si cette responsabilité est collective. Un déni de cette responsabilité apparaît depuis que les technosciences renversent les savoirs et les pouvoirs, idéalisant la nouvelle génération comme modèle de maîtrise de l’outil informatique. Pourtant, «  une technique reste une technique et seul son usage en fait un outil »[2]. Mais cet outil, permettant l’interconnexion à tout moment,  exerce un pouvoir de fascination et la volonté de limiter son règne n’est pas d’actualité, confirmant la fragilité de nos repères symboliques. Car il manque des représentations symboliques essentielles pour virtualiser l’avenir et le rendre moins étranger.

Pour Texier,  il nous reste à inventer avec les enfants et les adolescents ce qui pourrait soutenir le travail de symbolisation, consistant à intégrer et à faire un usage créatif de ces nouveaux outils que nos générations leur ont mis à disposition.

Mais que font les enfants avec leur ordinateur ? Selon Allard[3], les petits jouent à des jeux de découverte, les 7 à 11 ans fréquentent essentiellement les sites des jeux d’accès gratuit. Parfois, ils font des recherches ou écrivent et sont  de plus en plus nombreux à aller sur les réseaux sociaux (via leurs parents puisque pour avoir un compte Facebook, par exemple, il faut avoir 13 ans au minimum). 94% des enfants européens de 10 à 12 ans sont connectés à internet et l’âge moyen de navigation est de 9 ans.

Les écrans évoluant constamment, Tisseron[4] estime que les enfants doivent être éduqués aux médias. Il propose aux parents,  aux éducateurs-trices  et aux pédagogues  la règle des 3-6-9-12. Il ne s’agit pas d’interdire cet outil avant tel ou tel âge de l’enfant mais de le permettre à partir de tel ou tel âge, dans une optique non seulement de protection de l’enfant mais de réinvention du monde. Les âges repères sont calqués sur le système scolaire français mais correspondent aussi à des passages de cycles scolaires suisses. Brièvement, voici ce qu’en dit Tisseron[5] :

-        Avant 3 ans, éviter les écrans le plus possible, ou en jouer avec l’enfant quelques instants mais surtout ne pas le laisser seul devant l’écran. De nombreux travaux montrent que l’enfant n’a rien à gagner des écrans.

-        Entre 3 et 6 ans, l’enfant continue à construire son rapport à son environnement. Aussitôt que les jeux numériques sont introduits dans la vie de l’enfant, ils accaparent toute son attention, aux dépens de ses autres activités. Les jeux vidéo proposés sont très répétitifs et peu intéressants.  Il s’agit dès lors de cadrer le temps d’écran et de parler avec l’enfant des images qu’il a vues.

-        Entre 6 et 9 ans, l’enfant n’a pas grand-chose à faire sur internet. Par contre il existe des jeux vidéo intéressants, peu répétitifs.

-        Dès 9 ans, l’accès à internet est possible sous le contrôle et l’accompagnement de l’adulte. Il est important que l’enfant ne découvre pas internet comme un espace de consultation solitaire mais comme un espace d’interactivité et de création de liens.

-        Dès 12 ans, selon le développement de chaque enfant, accès seul à internet et aux réseaux sociaux  avec prudence. Le parent ou l’adulte  définit avec l’enfant des règles d’usage, des horaires et des contrôles.

 Mais s’il convient d’éduquer les enfants à la vie et à l’utilisation du numérique, il convient aussi de nous questionner en tant qu’éducateurs et/ou parents sur notre propre rapport à ce média. La communauté scientifique internationale insiste sur le fait que les usages intensifs des technologies numériques ne relèvent pas d’une forme moderne d’intoxication. Tisseron avance néanmoins que si ces technologies ne produisent pas d’addictions, elles peuvent produire de mauvaises habitudes, individuelles et sociales, et que la solution à des pratiques excessives n’est pas individuelle mais collective.  A propos des technologies numériques, personne ne tient seul la solution de ses excès. Et de faire quelques suggestions comme prendre le repas du soir sans tv ni téléphone mobile ou couper le wifi le soir à partir d’une certaine heure ou encore déposer son téléphone mobile hors de la chambre à coucher…

JBW

 

Pour sensibiliser les parents dont les enfants fréquentent vos lieux parascolaires, le CREDE distribue gratuitement des affiches (format mondial) où la règle 3-6-9-12 est illustrée et commentée. Directement au CREDE ou par envoi postal.

 

[1] Texier, D. (2014). Introduction. In D. Texier (sous la dir. de), L’enfant connecté. (pp. 7.15). Toulouse : Erès.

[2]Ibid. p. 9.

[3] Allard, C. (2014). Communiquer avec les mondes numériques, une nouvelle forme d’altérité pour les enfants et les adolescents. In D. Texier (sous la dir. de), L’enfant connecté. (pp. 77-94). Toulouse : Erès.

[4]Tisseron, S. (2013). 3-6-9-12. Apprivoiser les écrans et grandir. Toulouse : Erès.

[5]www.sergetisseron.com

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Ouverture du samedi

Le CREDE sera ouvert le samedi 4 octobre de 9h à 12h !

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Infos Partenaires

Conférence

Penser le métier pour demain :
Educateurs de l'enfance, les enjeux identitaires d'un métier
entre normes sociales et tradition

Sylvie Chatelain-Gobron, éducatrice de l'enfance,
directrice du CVE de la Grangette

Date : le 2 octobre 2014 à 19h30
Lieu : Aula du collège du Belvédère, Lausanne
Entrée libre, inscription obligatoire

• Télécharger le flyer de la conférence (pdf)