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Un projet d’Éveil au livre à l’accueil familial de jour ARAS-JUNOVA

Ce projet a été créé et mis en place par Mme Natacha Busset, coordinatrice de l’accueil familial de jour pour le réseau AFJYR, à Yverdon. L'objectif est d’offrir aux accueillantes en milieu familial la possibilité de se former à l’Éveil aux livres, afin qu’elles puissent accompagner les enfants accueillis non seulement dans leur développement global, mais également dans la construction d’un imaginaire qui leur est propre… Leur imaginaire !

 

Bonjour Natacha, peux-tu commencer par te présenter ?

 

Je m’appelle Natacha Busset. Je travaille pour L’Accueil de Jour des Enfants (AJE) au sein de l’Association Régionale d’Actions Sociales Jura Nord-Vaudois (ARAS Junova), en qualité de coordinatrice pour l’accueil familial de jour Yverdon et Région (AFJYR), depuis le 1er octobre 2018. Sous la dénomination AFJYR, 4 réseaux sont représentés, soit : RAdEGE (réseau Grandson et environ), RYMAJE (Réseau Yvonand-Menthue), RéAjy (Réseau Yverdon-les-Bains et région) et Ste-Croix.

 

Et tout cela pour quel pourcentage ?

 

Je travaille à 90% et accompagne, actuellement, 42 accueillantes.

 

Pourquoi as-tu choisi de proposer un projet autour de l’Éveil au livre ?

 

Dans le cadre de la formation à la coordination de l’accueil familial de jour à la HETSL, il nous est demandé de mettre sur pied un projet institutionnel.

Au début de ma fonction de coordinatrice, j’ai été très enthousiaste, j’avais des idéaux et plein de projets en tête, dont celui d’emmener les accueillantes à la bibliothèque. Ces rencontres, pensées toutes les 2 semaines en petit groupe, permettraient aux accueillantes d’un même quartier de se rencontrer pour qu’elles puissent développer un sentiment d’appartenance au réseau.

Ma réalité a été toute autre. Lorsque j’ai commencé, j’avais la charge de 63 accueillantes et avec tout l’administratif qu’il y avait à faire, je ne suis pas arrivée à mettre sur pied ce projet. Lorsque j’ai commencé cette formation et que j’ai dû réfléchir à un projet, j’ai choisi l’Éveil au livre. Un choix du cœur qui se marie bien avec nos diverses missions.

 

Pourquoi dis-tu que c’est ton choix du cœur ? D’où vient ce choix ?

 

Je suis sensible à l’égalité des chances. J’ai travaillé dans le quartier de la Bourdonnette, à Lausanne, pendant 9 ans. Dans ce cadre, avec une collègue, nous avions un projet qui consistait à proposer des activités les mercredis matin. Nous allions 3 fois en forêt et 1 fois à la bibliothèque de Renens. Ce projet était pensé autour des valeurs liées au retour à notre Terre Mère et à l’égalité des chances. Ces moments privilégiés étaient extraordinaires et m’ont beaucoup apporté.

Ce choix est également lié à ma propre histoire. Ma passion pour la lecture a été tardive, j’avais 28 ans, lorsque j’ai développé cette passion en lisant l’Alchimiste de Paulo Coelho. Je traversais des moments difficiles et ce livre m’a ouvert beaucoup de portes au niveau de mon développement personnel. Ensuite, j’ai été passionnée par la lecture et j’ai tout lu.

 

C’est vrai ?! Du journal aux romans ?!

 

Mes bibliothèques sont bien achalandées avec des sujets très variés. Je lis des romans (par ex. Gilles Legardinier, Agnès Ledig, Laurent Gounelle, Paulo Coelho, Frédéric Lenoir et bien d’autres), des livres dont les sujets sont en lien avec le développement personnel (Thierry Janssen), la psychologie positive et le développement de l’enfant, Boris Cyrulnik que j’aime beaucoup ; des coups de cœur de littérature enfantine aussi.

J’ai remarqué que lorsque l’on traverse des périodes plus sombres dans notre vie, on trouve dans les livres de formidables outils pour nous aider à les dépasser. Cela ouvre notre horizon et nous permet de questionner nos schémas internes et familiaux. Se confronter à un autre point de vue nous permet de rebondir et favorise, peut-être, notre capacité de résilience.

 

Cela permet de voir d’autres possibles et de prendre une autre direction.

 

Exactement. Je souhaite que l’enfant puisse, depuis tout petit, apprivoiser et avoir l’envie de prendre le livre dans ses mains, sans en avoir peur. Lors de la formation des accueillantes, à l’Éveil au livre, Mme Pascale Luy, formatrice pour adultes et membre d’« Osons les livres » m’a partagé qu’il peut y avoir  des appréhensions à prendre le livre.

 

Tu veux dire de l’appréhension de la part des professionnel·les, des enfants ou des parents ?

 

J’ai interprété ses dires de façon générale. Je pense que nous avons moins l’habitude de prendre un livre que de prendre son portable.

Par mon expérience en structure d’accueil, je ne suis pas certaine qu’il y ait chaque semaine une activité de lecture partagée, une activité que l’on pourrait qualifier d’Éveil au livre qui soit proposée aux enfants. Comme coordinatrice, je souhaiterais que cette activité soit proposée dans le cadre de l’accueil familial de jour au même titre que le jeu libre ou une activité créative. Proposer cette activité une fois par semaine me paraît tout à fait réalisable. En ce qui concerne les parents, je pense qu’il peut y avoir un manque de temps pour lire des livres. Nous avons toutes et tous une vie bien remplie. Plus on va s’approprier un objet moins on en aura peur.

 

Peux-tu décrire et expliquer ce qu’est l’Éveil au livre ?

 

Une activité d’Éveil au livre se prépare. Il y a des livres proposés dans des paniers et d’autres qui sont ouverts, déposés sur le sol. Les enfants arrivent et participent à un accueil durant lequel le cadre et les règles de l’activité sont expliqués. Une activité d’Éveil au livre se caractérise par le fait que l’éducatrice ou l’accueillante se met à disposition des enfants. C’est-à-dire que c’est l’enfant qui va choisir son livre et qui viendra vers l’adulte pour qu’il le lui lise. L’enfant a donc une lecture personnalisée. D’autres enfants peuvent, bien entendu, être autour et écouter. L’enfant en question n’est pas obligé de rester vers l’adulte, il peut jouer mais l’accueillante continue de lui lire le livre.

 

Que recherche-t-on par cette manière de proposer la lecture aux enfants ?

 

Le premier objectif est que l’enfant puisse apprivoiser la lecture, les livres dès son plus jeune âge. Le deuxième est de favoriser le développement du langage de l’enfant et d’étoffer son vocabulaire. Les livres proposés aux enfants abordent différentes thématiques comme le deuil, les séparations, la différence, etc. Au travers des récits, ils vivent différentes émotions. Ces lectures permettent à l’enfant de s’identifier, peuvent faire résonnance avec ce qu’il vit au quotidien. Elles aident l’enfant à dépasser, traverser certains moments difficiles dans sa vie. Elles l’aident à grandir et à accéder à la culture.

Il y a le langage oral et la lecture qui permettent d’apprivoiser le langage écrit. La langue française est riche, magique. Je suis fascinée par cette langue.

Un autre élément recherché est la reconnaissance du travail de l’accueillante. Qu’elle puisse nommer lors des retours de fin de journée, ces moments de lecture partagée, ce que cela a apporté à l’enfant, ce que l’enfant a aimé. Il est possible d’imaginer que l’accueillante puisse prêter le livre à l’enfant pour qu’il puisse partager l’histoire appréciée avec ses parents ; une manière de sensibiliser les parents à l’importance de la lecture et à l’importance de partager des moments de qualité avec leur enfant. De faire en sorte que ces moments de lecture partagée deviennent un rituel aussi à la maison. Bien que les journées des parents soient bien remplies, comme le dit Isabelle Filliozat, psychothérapeute, conférencière et essayiste française, il est important de partager des moments de qualité avec ses enfants même si n’est que 5 minutes.

 

Tu viens de nous expliquer l’importance du livre et de la lecture pour le développement des compétences relationnelles, affectives et cognitives de l’enfant. Tu as aussi partagé l’objectif que les accueillantes puissent transmettre aux parents cette manière d’être en relation avec leur enfant.

Et pour les accueillantes elles-mêmes, y a-t-il des objectifs plus spécifiques liés à leur activité professionnelle ?

 

Oui, en premier lieu, les valoriser en leur donnant la possibilité de développer de nouvelles compétences. Cette formation d’Éveil au livre est une première. Nous ne l’avons encore jamais organisée sur les 3 réseaux. Les accueillantes ont été enthousiastes et ont adoré suivre cette formation. La structure de la formation qui permet d’articuler la théorie avec la pratique leur a bien convenu. Le fait aussi qu’elles puissent être suivies sur le terrain par une professionnelle qui les observe a favorisé une meilleure intégration et appropriation de la théorie.

 

Magnifique ! Peux-tu maintenant expliquer comment s’est organisée cette formation d’Éveil au livre ?

 

Les 11 accueillantes ont eu quatre heures de formation. 2 heures de théorie, 1 heure d’activité pratique avec les enfants à la bibliothèque et 1 heure de feedback.

Pour la partie pratique à la bibliothèque, elles étaient par groupes de 5-6, ce qui élevait le nombre d’enfant jusqu’à une quinzaine. Il y a donc eu deux matinées à la bibliothèque.

Le moment de feedback nous a permis à toutes de dire comment nous avions vécu cette formation. Un formulaire de satisfaction a été distribué aux accueillantes, afin de pouvoir ajuster la formule pour une prochaine session en fonction de ce qui aurait pu manquer.

 

Est-ce que toi, en tant que coordinatrice, tu étais présente ? Quel était ton rôle ?

 

J’ai été présente lors des deux moments de pratique et pour le feed-back. Ma responsable et une collègue ont été présentes pour la partie théorique. Pour la pratique, nous étions plusieurs collègues sur le terrain.

Mon rôle était d’accueillir les accueillantes et les enfants à la bibliothèque. Ma responsable, mes collègues et moi-même avons participé à l’activité en lisant des histoires. Il est effectivement nécessaire d’être plusieurs adultes lorsqu’il y a autant d’enfants. Cela m’a permis de rectifier ma manière de procéder. Chacune appliquait ce qu’elle avait compris de la théorie, c’était intéressant que Mme Luy nous observe et puisse nous reprendre pour ajuster notre manière de faire. Elle a été très attentive et bienveillante.

Le moment de feedback a été riche. Certains sujets sont encore tabous, comme la sexualité, la mort (elle fait peur), la parentalité pour les couples du même sexe et d’autres. Ces thématiques présentes dans la diversité des livres proposés par Mme Luy ont créé des échanges forts intéressants, notamment sur la réticence de certaines accueillantes de proposer des livres parlant de ces thématiques sur leur lieu d’accueil. Quelques-unes ont nommé l’inconfort dans lequel elles se trouveraient à devoir aborder certains thèmes avec les parents lors des transmissions de fin de journée. Un accompagnement sera nécessaire.

J’ai beaucoup apprécié qu’elles osent le dire. Le fait qu’il soit important qu’elles proposent des livres qui abordent des thématiques avec lesquels elles se sentent à l’aise, afin de pouvoir facilement faire un retour aux parents, leur a été exprimé. Elles doivent avoir du plaisir lors de ce moment.

 

On entend souvent les termes « livres  de qualité ». Qu’est-ce que pour toi un livre de qualité ?

 

Je te donne la définition que j’ai trouvée sur le net qui, selon moi, définit correctement ce qu’est un livre de qualité :

« C’est l’attention portée à la langue. La qualité littéraire du texte est aussi, bien entendu, un critère déterminant. Le texte de l’album est en principe un texte relativement court pour ne pas déborder la capacité d’attention du jeune enfant. Il doit donc être d’autant mieux pensé afin de transmettre le contenu de la narration avec un vocabulaire précis, juste et pas simpliste. Ainsi qu’avec un rythme qui correspond à une unité de souffle puisqu’il est aussi destiné à une lecture à haute voix et idéalement aussi avec une musicalité capable, comme la poésie, d’évoquer par ses sonorités des images au-delà du son premier des mots. » [1]

 

Pour continuer, Natacha, peux-tu parler de ce que ce projet a apporté et de l’impact qu’il a eu au niveau des accueils proposés par les accueillantes ?

 

Le projet vient de se terminer. Il a eu lieu durant le mois de novembre. Je n’ai pas encore reçu tous les formulaires de satisfaction en retour. Toutefois, beaucoup m’ont dit que c’était la meilleure formation qu’elles avaient suivie parce qu’elles avaient pu aller sur le terrain.

Maintenant, il reste encore un grand travail à faire, car proposer une formation ne suffit pas. Il est nécessaire de poursuivre en les accompagnant dans la mise en place concrète de moments d’activité d’Éveil au livre dans leur accueil. Pour moi, c’est une phase très importante.

Il me paraît tout à fait possible de proposer ce genre d’activité une fois par semaine. Et le rôle de la coordinatrice est de continuer à faire vivre ce projet au sein des accueils et de lui donner une réelle place dans le contexte de l’accueil familial de jour.

 

Et peut-être aussi de les accompagner concrètement en étant présente lors des premières fois ?

 

Oui, exactement. Me rendre disponible pour les accueillantes qui en feraient la demande.

Une accueillante a pu partager que cette formation lui a redonné envie de lire régulièrement des livres aux enfants, comme elle le faisait avec ses propres filles.

 

Cette formation a, en fait, réveillé le plaisir qu’elle avait eu.

 

Oui, exactement.

 

Comment cet Éveil au livre et cette formation proposée aux accueillantes va se poursuivre ? Comment vas-tu faire vivre ce projet ?

 

Ce projet de formation d’Éveil au livre a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par ma responsable et toutes mes collègues. Pour l’entité AFJYR, je suis en train de former un nouveau groupe de 12 accueillantes. Il est prévu de proposer cette formation aux accueillantes des réseaux AJERCO et AJOVAL ; toujours avec Mme Pascale Luy. Il va donc falloir que je transmette ce projet à mes collègues.

 

Et apparemment, cette formule d’apprentissage sur le mode ludique et empirique qui lie la théorie avec l’expérience sur le terrain est une formule qui a bien convenu aux accueillantes ?

 

Effectivement, elle convenait bien. Et les retours que j’ai eus de la part des accueillantes sont positifs.

 

Est-ce que tu aurais un mot ou quelque chose à dire aux coordinatrices ?

 

Le livre est un trésor qui nous permet de voyager, rêver, de grandir, de traverser diverses émotions, stimuler notre imaginaire et notre cerveau. Il nous permet de nous décentrer, il peut redonner du sens à notre vie lorsque nous traversons des moments difficiles, il nous aide à porter un autre regard sur l’autre, le monde etc…

La langue française est une merveille, la maîtriser est pur bonheur et nous ouvre bien des portes. On peut aussi jouer avec les mots, le langage des oiseaux en est un parfait exemple…

Lorsque je vous souhaite beaucoup de bonheur en lisant un livre, je peux aussi vous souhaiter beaucoup de bonnes-heures en lisant un livre. Favorisez l’Éveil au livre dans tous vos accueils d’une manière ou d’une autre !

Au sein des 3 réseaux pour lesquels je travaille, nous autorisons 2x 20 minutes de télévision par jour, d’une émission choisie et en adéquation avec l’âge des enfants. À mes débuts, j’ai été interpellée par cette pratique. J’avais donc questionné l’équipe en leur demandant pour quelles raisons cela était autorisé ? Il m’avait alors été mentionné qu’à certains moments, comme par exemple la préparation des repas, proposer un moment de télévision facilitait la prise en charge du groupe d’enfants. À cette époque, j’avais proposé l’alternative de mettre des histoires audios avec des jeux plutôt que d’allumer la télévision, ce qui a été bien reçu par les accueillantes.

 

Oui, effectivement. De plus, certaines accueillantes refusent d’allumer la télévision. Cela montre qu’il est donc possible de faire sans.

 

Effectivement, il y a bien des accueillantes qui ne proposent pas d’écran. Mon objectif est de chercher et de proposer d’autres alternatives qui favoriseront le développement de l’enfant et qui lui permettront de stimuler son imaginaire. Selon moi, il est tout à fait possible de supprimer les écrans dans le cadre de l’accueil familial.

 

Merci beaucoup Natacha pour tout ce que tu as partagé avec nous. Y aurait-il quelque chose que tu voudrais ajouter ?

 

Oui, comme je l’ai dit plus haut, l’un de mes objectifs était aussi de soutenir le sentiment d’appartenance des accueillantes au réseau. J’avais la volonté de les faire se rencontrer par quartier. La rencontre entre pairs permet d’échanger, de parler de leur pratique, de partager leurs expériences.

Ces rencontres auraient également permis aux accueillantes de se connaître et ainsi faciliter l’organisation des dépannages. En se rencontrant, les enfants font également connaissance avec d’autres accueillantes. Ceci nous permet d’assurer une continuité et de préserver la sécurité affective des enfants.

A cela s’ajoute une mission sociale et préventive que les milieux d’accueil doivent honorer en favorisant l’égalité des chances et l’intégration sociale.

Alors demandons des budgets pour l’achat de livres de qualité pour les accueillantes.

Les éléments que tu viens de soulever mettent en évidence plusieurs choses. Non seulement la mission de prévention confiée aux différents secteurs de l’accueil de jour des enfants mais aussi la question de la reconnaissance du métier d’accueillante et le partage des bonnes pratiques qui améliore, de manière indirecte, la qualité de l’accueil ainsi que la rapidité des réponses de la structure de coordination aux besoins du terrain.

 

Effectivement, pouvoir partager avec les parents, lors des retours en fin de journée, à propos de ce genre d’activité qui favorise le développement de leur enfant, valorise le travail magnifique que les accueillantes accomplissent chaque jour.

Je terminerais par remercier l’équipe de la bibliothèque d’Yverdon qui a accueilli le projet, les accueillantes et les enfants, les bras ouverts. Je remercie aussi Mme Luy pour sa disponibilité, son professionnalisme et sa bienveillance et bien sûr ma responsable et mes collègues. Et pour finir, je te remercie pour l’intérêt que tu as porté à mon projet.

Je les remercie tous vivement pour ce qui a été partagé et vécu !

 

Merci beaucoup Natacha d’avoir partagé ton projet avec nous et j’espère que sa portée dépassera ton réseau et atteindra les autres réseaux du canton.

 

Propos recueillis par A. Kasongo pour le CREDE, lors d’un entretien, le 5 janvier 2024, avec Mme Natacha Busset, coordinatrice de l’accueil familial de jour chez ARAS-JUNOVA, dans les locaux de l’administration à Orbe.

 

1. Van der Linden, S. (2006). Lire l’album. L’Atelier du poisson soluble.