Comment aider nos enfants à réussir

meirieu_petitVoilà un titre intéressant à plus d’un titre. En effet, on y trouve, en rouge, couleur du danger et de l’urgence, le verbe « réussir », accrocheur par les temps qui courent, mais décliné autrement que dans les recettes « comment réussir sa sauce à salade » ou « comment réussir  sa vie », pour ne citer que deux exemples assez communs. Puis, en gris, teinte moins tape à l’œil, le verbe « aider », révélant néanmoins un projet ambitieux. Deux verbes non conjugés mais indissociables pour nous inciter à éduquer nos enfants (les nôtres mais aussi les vôtres, les leurs et tous ceux qui composent notre humanité) à la liberté et à la responsabilité, en un mot, à l’autonomie.

Ce qui prépare nos enfants à réussir tout à la fois leurs apprentissages scolaires, leur projet de vie et le rôle qu’ils devront jouer dans ce monde qui a bien besoin d’eux, ce sont des actions éducatives qui lui permettent d’accéder à l’autonomie. Ce sont celles qui l’accompagnent vers la capacité de devenir un sujet qui construira peu à peu son intériorité, sa volonté de faire des choix et de décider de son propre destin. Cela s’apprend et se prépare dès le plus jeune âge avec l’appui de trois instances différentes : les parents, les enseignants et, ce que les pédagogues appellent les « tiers-lieux » [1]. L’enfant peut s’essayer, dans ces espaces différents, à divers comportements et positions, confronter ce qu’il y découvre, les faire jouer entre eux, oser progressivement faire des choix personnels et se donner « une identité qui ne sera ni mimétisme inconditionnel, ni appartenance aveugle à l’un des trois »(p. 48). Meirieu propose plutôt de parler de processus d’autonomie car cet apprentissage se fait pas à pas. Très souvent on présuppose l’autonomie en oubliant qu’elle est l’objectif de l’éducation. Quoi de plus anxiogène que d’être « obligé d’être libre » ? D’où l’importance du rôle de l’adulte qui balise le parcours, donne des points de repère et invente des rituels de passage.

« Savoir où l’on va facilite considérablement la recherche des chemins pour y parvenir » (p. 120). Et pour cela, l’éducation ne peut se passer ni des parents, ni des experts, ni des pairs et ne peut se faire sans collectifs ni institutions !

[1] Il s’agit des de tous ces lieux dont le cadre est moins contraint, avec des adultes qui n’ont pas sur eux la même autorité institutionnelle que leurs parents ou leurs enseignants

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